Chronique d'une nouvelle peau. Episode 2 – Full Serum Jacket

Quel lien y a-t-il entre des crevettes de Floride, le Major General William H. Rupertus, Stanley Kubrick et un pancake brûlant nappé de sirop d’érable ? Aucun, en tous cas en ce qui concerne le dernier, nous sommes d’accord. Par contre, pour les trois premiers, il faudra reconnaître là une sorte d’hommage à Full Metal Jacket (même si les plus tatillons d’entre vous hurleront que les crevettes sont celles de Buba & Gump) et à l’USMC Rifle’Creed.

Pourquoi débuter cette chronique de la sorte ? « Parce que, mon chéri, ton visage, c’est la guerre ! » (ELLE est de retour), même si, non, je suis pas d’accord. « Un vrai carnage ! Mais maintenant que tu te le nettoies [cf. Episode 1], il va falloir le soigner. » Je n’ai rien contre les fantasmes en milieu médical, sauf quand ELLE parle de me soigner le visage. J’ai, comme qui dirait, le visage d’un certain Freddy qui me vient à l’esprit, et ce n’est pas le genre de visage amical et rassurant auquel il est bon d’associer des soins pour le visage. Perplexité qui me ramène au Rifle’s Creed :

This is my rifle. There are many like it, but this one is mine. My rifle is my best friend. It is my life. I must master it as I must master my life. Without me, my rifle is useless. Without my rifle, I am useless. […]

Remplacez « rifle » par « sérum » et « life » par « routine« , et relisez-le paragraphe ci-dessus. Creapy, isn’t it ?

La découverte de l’existence des sérums et leur applications dans le cadre d’une routine matinale en juillet 2011 m’a fait sombrer dans une perplexité sans fond, aussi profonde que les nuits océaniques, aussi inextricable que cette fichue aiguille qui se perd toujours dans une botte de foin plutôt que dans la boîte à aiguille. ELLE n’était plus mon pire cauchemar (du point de vue skincare, entendons-nous bien). La routine avait pris sa place. Il m’avait fallu des années pour mémoriser la séquence exacte pour développer une pellicule noir et blanc (euh… révélateur, bain d’arrêt, fixateur ?), et voilà qu’ELLE m’impose de mettre en place du jour au lendemain une routine quotidienne ! What is the phoque ? Restons calmes, soyons désinvoltes, n’ayons l’air de rien. Reprenons.

  1. Gel-douche-shampoing-frott’frott’frott’-rinçage.
  2. Sur une peau légèrement humidifiée appliquer du bout des doigts une noisette de Tamagohada.
  3. Gratter avec les ongles pour arracher les peaux mortes. [FAUX !]
  4. Faire des petits cercles concentriques en massant bien le front,  le nez, les oreilles tempes. Bref, la zone T+ (si si, j’ai appris hier ce dont il s’agissait, et j’ai réussi à le caser.)
  5. Rincer à l’eau bouillante fraîche pour cuire raffermir les porcs pores.
  6. Appliquer le sérum en tamponnant…

Hum, pardon. Le quoi ? Jusqu’à ce jour, pour moi, les sérums étaient associés aux morsures de serpent, ou aux vérités arrachées  par la force dans de sombres carvernes, voire dans le rose bureau de Dolores Ombrage… Mais un sérum pour le visage, really ? Avec presque un an de recul (donc en mars 2012, merci à la demoiselle du fond, qui est la seule à vraiment avoir suivi), je n’ai toujours pas spécialement compris quels étaient les effets, besoins et nécessités du sérum. Mais une chose est certaine : ELLE est mon dealer de sérums, je lui fais confiance les yeux fermés. C’est moche l’amour, surtout lorsqu’ELLE a essayé de me tuer avec un concentré d’acide citrique (« regarde, c’est bien, ce sont des actifs concentrés issus d’agrumes […] »), alors que tout le monde sait que l’acide citrique, ça pique.

Crédit : Hada Labo

Oui, tout à fait, Hada Labo, encore eux. Mais que voulez-vous : lorsque la première fois, toute première fois, une marque plaît et inspire confiance, l’esprit casanier et fidèle qu’est le mien a tendance à s’y accrocher. En plus, Hada Labo a été pendant longtemps la seule marque dont je reconnaissais le logo parmi le fourmillement de toutes celles qui innondent les parapharmacies japonaises. Même si en réalité je confonds outrageusement lotion et sérum, ce qu’ELLE ne manque pas de me rappeler « ton produit Hada Labo avec lequel tu nous rabats les oreilles, c’est une lotion. Ton sérum, c’est le Midnight Revovery, de Kiehl’s. » Ô rage, ô déception. J’ai encore tant de choses à apprendre, comprendre, appliquer…

C’est dur d’être un homme.

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